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Au-delà de l’avantage évident d’être en mesure de communiquer avec un plus grand nombre de personnes, l’apprentissage d’une langue seconde et d’autres langues par la suite comporte des avantages indéniables! Le cerveau a beaucoup à gagner de cette gymnastique intellectuelle.

1. Améliorer sa capacité à résoudre des problèmes

Comme l’explique le professeur Ping Li, qui enseigne la psychologie et la linguistique à l’Université de l’État de Pennsylvanie, la connaissance d’une langue à part entière inclut :

  • «la mémorisation des mots (le lexique),
  • l’apprentissage de son système sonore (la phonologie),
  • l’acquisition du système d’écriture (l’orthographe),
  • la familiarisation avec la grammaire (la syntaxe),
  • ainsi que l’apprentissage des moyens subtils de s’exprimer (la pragmatique du langage)» (Magalhães, 2019).

Il s’agit là de considérations lexicales, linguistiques et grammaticales. Mais ces apprentissages ont aussi de nombreux « effets secondaires » sur le plan physiologique.

L’acquisition d’un nouveau vocabulaire et de notions somme toute relativement complexes (la conjugaison, la syntaxe, les expressions idiomatiques, etc.) produit des stimulations cérébrales qui ont un effet sur le cerveau semblable à celui du sport sur les muscles du corps. En effet, celles-ci modifient la structure du cerveau, en plus d’en améliorer certaines fonctions (Magalhães, 2019).

Il s’avère d’ailleurs que les personnes bilingues, voire polyglottes, sont généralement polyvalentes, sont plus douées pour analyser leur environnement et meilleures dans la résolution de problèmes (Magalhães, 2019).

D’après le Forum Économique Mondial, une des 10 compétences-clés pour réussir en 2020 est la capacité à résoudre des problèmes complexes. Ce ne sont donc pas seulement les futurs linguistes qui bénéficieront d’étudier en langues. En finances, en santé, en TI, en énergie ou encore en éducation, un DEC en langues offre la possibilité de développer des compétences utiles dans tous ces secteurs et bien d’autres.

Envie d’en savoir plus sur le programme Langues? Consulte cette page!

2. Une bien meilleure mémoire

Lors de l’apprentissage d’une langue, deux types de mémoire entrent en jeu (Santé Log, 2014) :

  • La mémoire déclarative : elle permet d’acquérir du vocabulaire et de saisir les règles de grammaire;
  • La mémoire procédurale : elle sert à apprendre les règles subtiles en lien avec la morphologie de la langue.

Lorsque la mémoire augmente, la confiance en soi aussi, ce qui contribue à améliorer la communication, et la qualité des relations interpersonnelles. Plus l’apprentissage se fait à un jeune âge, plus les bienfaits sont marqués (Santé Log, 2014). Étudier en langues au niveau collégial pourrait donc être une stratégie bien intéressante pour ceux et celles qui souhaitent développer leur mémoire en vue d’étudier dans un programme universitaire pendant lequel elle sera fréquemment sollicitée.

3. Développer de nombreuses compétences relationnelles de manière simultanée et accélérée

L’apprentissage d’une langue fait appel simultanément à une série de capacités : « l’écoute, la concentration, la compréhension et la mémorisation» (Veron 2018). Par conséquent, de nombreuses zones de notre cerveau sont sollicitées. Les plus connues sont l’aire de Broca (qui gère la production du langage) et l’aire de Wernicke (responsable de la compréhension du langage) (Veron 2018).

  1. « Notre cerveau se développe.
  2. Notre capacité à reconnaître différents sons s’améliore.
  3. Nous contrôlons plus facilement les interférences entre les langues.
  4. Notre intuition se développe.
  5. Nous (ré)apprenons à faire des erreurs… sans que ça soit grave (au contraire !).
  6. Nous sommes plus créatifs.
  7. Notre compétence interculturelle s’améliore.
  8. Notre « tolérance à l’ambiguïté » augmente.
  9. Nous prenons des décisions plus rationnelles.
  10. Apprendre une langue étrangère retarde le vieillissement du cerveau » (Veron, 2018).

Et si vous croyez que les résultats se feront attendre, détrompez-vous!

« Selon de récentes études, une croissance significative dans différentes zones du cerveau est aperçue après seulement trois mois d’apprentissage d’une langue étrangère! Et plus l’enseignement est intensif, plus la progression cérébrale sera effective » (Speaking-Agency).

Cette notion d’intensité a donné lieu, dans le milieu de l’éducation, à l’ajout de cours de langues et à la mise sur pied de projets de stage à l’international. En effet, quoi de mieux pour s’approprier une langue que de baigner dans un environnement où celle-ci est omniprésente, que ce soit par les conversations, l’affichage, les médias, les arts, les repères urbains, etc.? Au cégep de Saint-Laurent, le programme Langues offre 90% des cours de la formation spécifique dans une langue autre que le français. L’objectif est de fournir aux étudiants et aux étudiantes une expérience immersive justement dans le but de favoriser l’apprentissage.

Étudier en langues permet ainsi de donner une plus grande portée ou davantage d’envergure à votre carrière, de découvrir d’autres façons de percevoir et de décrire la réalité et d’échanger avec des habitants de nombreux pays. Voilà un excellent moyen de s’ouvrir sur le monde !

À propos de l’auteure

Carole Poirier

Carole Poirier

Conseillère en communication

Diplômée en 1995 de l’Université de Sherbrooke en études françaises (rédaction, traduction et communication), Carole Poirier a reçu, en 1998, une bourse d’excellence internationale de l’Office franco-québécois pour la jeunesse, qui lui a été décernée à l’Assemblée nationale du Québec pour la production d’un rapport en lien avec un forum de chercheurs sur les jeunes et les médias. À la maîtrise, son projet de mémoire portait sur les sites Web destinés aux élèves du primaire et du secondaire. Enfin, au cours de sa carrière, elle a été tour à tour conceptrice-rédactrice, traductrice, réviseure, consultante et, depuis 2011, conseillère en communication au cégep de Saint-Laurent.