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Alors que le cégep de Saint-Laurent a dû fermer ses portes à cause de la situation liée à la COVID-19, les membres du personnel se mobilisent pour vous offrir des trucs, des conseils, des anecdotes, histoire de passer à travers cette période de distanciation sociale. En tout temps, pour connaître les dernières nouvelles du Cégep liées au coronavirus, vous pouvez consulter cette page.

Si la situation qui secoue actuellement le monde entier génère de grandes incertitudes, cela n’a toutefois pas éloigné Philémon de son objectif premier : promouvoir l’importance du français auprès de la communauté du cégep de Saint-Laurent. Or, il a remarqué que l’arrivée subite de la pandémie a entrainé, dans son sillage, son lot d’incertitudes linguistiques…

Pourquoi dit-on « le coronavirus » mais « la COVID-19 »?

Cette information a beaucoup circulé et a même soulevé les passions, ce qui est un fait plutôt rare pour une question grammaticale! L’OQLF (Office québécois de la langue française) s’est prononcé, le 10 mars dernier, quant au genre que devait porter celle qui a réussi à paralyser le monde entier, et a rappelé, du même coup, les règles dont on doit tenir compte dans la détermination du genre de ce type de mot nouveau.

Essentiellement, la nouvelle appellation prendra le genre du mot de base qui le compose. Ainsi, le coronavirus est un virus et est donc masculin. La COVID-19 est plutôt une maladie à coronavirus, et c’est pourquoi ce terme est féminin.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche 26557671 de l’OQLF à ce sujet!

Isolement ou isolation?

Le vendredi 13 mars dernier, le gouvernement annonçait la fermeture des écoles, des cégeps et des universités afin de permettre de réduire les contacts entre les individus et, de ce fait, de minimiser la propagation de la COVID-19. Depuis ce jour, Philémon se questionne : est-il en période d’isolement social ou d’isolation sociale?

Il faut parler d’« isolement social ».

Le mot « isolement » est généralement employé pour parler des humains alors que le mot « isolation » est plutôt utilisé dans le domaine de la construction. Ainsi, on espère que la maison de Philémon a été construite avec une bonne isolation et qu’il sera bien au chaud durant sa période d’isolement!

La liste des choses qu’il faut faire

Depuis plusieurs jours, des séries de listes sont publiées par différents intervenants afin de nous aider à gérer la situation. Pour clarifier les choses, ces listes sont souvent présentées à la verticale avec un tiret devant chacun des éléments. Philémon a voulu créer sa propre énumération des gestes à poser en temps de pandémie, mais il s’est retrouvé coincé avec plusieurs questions : doit-on faire l’énumération avec des majuscules ou des minuscules au début, des virgules, des points-virgules ou des points finaux à la fin, etc.?

L’énumération à la verticale est relativement souple, et de nombreuses options sont possibles. La règle d’or, cependant, est d’uniformiser notre présentation.

Que vous choisissiez la majuscule ou la minuscule, il faudra la maintenir pour chacun des termes de l’énumération. Si vous séparez vos termes par des points-virgules, il faudra en mettre un à la fin de chacun des items, à l’exception du dernier qui doit être un point final.

Ainsi, Philémon pourrait écrire :

  • Se laver les mains souvent à l’eau tiède avec du savon en comptant pendant 20 secondes (ou en fredonnant la chanson « Bonne fête… »);
  • Éviter le plus possible les contacts avec les autres;
  • Profiter de ce temps pour jouer au Scrabble afin d’améliorer son vocabulaire.

Une autre liste pourrait être ainsi construite :

  • ne pas acheter des quantités démesurées de papier de toilette,
  • ne pas céder à la panique,
  • ne pas diminuer la qualité de notre français dans les nombreuses communications.
Pour des explications complètes, consulte cet article!

À propos de l’auteure

Annie Gingras

Annie Gingras

Enseignante de français

Annie Gingras est enseignante de littérature au département de français du cégep de Saint-Laurent depuis une quinzaine d’années. Elle affectionne la littérature contemporaine et s’intéresse beaucoup à la bande dessinée. Responsable de la valorisation de la langue au collège depuis quelques années, elle cherche à mieux comprendre comment soutenir les étudiants en difficulté en lecture et en écriture dans toutes les disciplines, entre autres en trouvant des stratégies pour améliorer leur niveau de littératie.

Sur une île déserte, elle apporterait certainement Les Hauts de Hurlevent de Brontë, les romans de Baricco, quelques bandes dessinées, Le jardinier-maraîcher de Jean-Martin Fortier et une pelle… Parce qu’il faut bien savoir allier ses passions littéraires et son côté pratico-pratique!