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Du 26 au 30 août 2019, c’est la semaine de prévention des violences à caractère sexuel au cégep de Saint-Laurent. Pour l’occasion, plusieurs activités sont offertes gratuitement aux étudiants et étudiantes du cégep ainsi qu’aux membres du personnel. N’hésitez pas à en profiter! Pour plus d’information, cliquez ici.

Les violences à caractère sexuel sont parfois mystérieuses, ou restent floues dans l’esprit de la plupart d’entre nous. Et même, elles sont l’objet de préjugés que l’on doit déconstruire. Voici donc une série de mythes et réalités sur les violences à caractère sexuel!

La victime peut être en partie responsable de l’agression sexuelle.

Faux!

Aucun comportement, tenue vestimentaire ou niveau d’intoxication ne justifie une agression sexuelle. Le mythe comme quoi certaines personnes «provoquent» les agressions sexuelles ou «courent après» est non seulement faux, il est aussi dangereux car il déresponsabilise l’auteur de l’agression. La seule personne responsable d’une agression sexuelle est celle qui la commet.

Les hommes ne peuvent pas être victimes d’une agression sexuelle.

Faux!

Un homme sur 6 sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie. La majorité du temps, ces agressions on lieu durant l’enfance. Ça représente environ 17%. D’ailleurs, les hommes ont tendance à moins rapporter leurs agressions sexuelles. On pourrait donc croire que ce chiffre serait plus élevé.

Les cas d’agressions sexuelles dénoncées sont souvent la cause d’une mauvaise interprétation ou encore de fausses accusations.

Faux!

Le pourcentage de fausses accusations d’agressions sexuelles est très bas, autour de 2%. D’ailleurs, il n’est pas plus élevé que le taux de fausses accusations pour d’autres crimes. Les hommes sont beaucoup plus à risque d’être victime d’une agression sexuelle que d’être faussement accusé d’en avoir commise une. Les femmes ont tendance à euphémiser l’agression qu’elles ont vécues. SOURCES : Phillips, L. (2000). Flirting with danger: Young women’s reflections on sexuality and domination. NYU Press. Regroupement Québecois des CALACS. (2019). Mythes et réalités. Repéré au http://www.rqcalacs.qc.ca/mythes-realites.php

Les agressions sexuelles sont dues à des pulsions incontrôlables ou à une insatisfaction sexuelle.

Faux!

Les agresseurs sexuels ont ont généralement plus de partenaires sexuels que la moyenne. D’ailleurs, une étude démontre que 89% des hommes incarcérés pour viol avaient une vie sexuelle très active. Source : Renard, N. (Invitée). (9 mai 2018). Qui sont les violeurs. Les Couilles sur la table [Balado]. Repéré au www.binge.audio

Les agressions sexuelles sont généralement commises par des inconnus.

Faux!

En effet, environ 80% du temps, la victime connaissait son agresseur. Il peut donc s’agir d’une amie ou d’un ami, d’un ou d’une membre de la famille, d’un ou d’une collègue de classe, etc. Et contrairement à la croyance populaire comme quoi les agressions sexuelles se produisent dans une ruelle sombre, celles-ci se produisent la grande majorité du temps dans une maison.

Les agressions sexuelles sont rares.

Faux!

Une femme sur 3 et un homme sur 6 sont victimes d’agression sexuelle. SOURCES : Zaccour, S. (2019). La Fabrique du viol. Léméac. Koss, M. P., & Oros, C. J. (1982). Sexual Experiences Survey: A research instrument investigating sexual aggression and victimization. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 50(3), 455-457.

Il y a peu de chances que je connaisse une personne qui a commis une agression sexuelle.

Faux!

S’il y a tant d’agression sexuelle, c’est qu’il y a aussi beaucoup de personnes qui les commettent.  Des études tentent à démontrer que «entre le quart et la moitié des étudiants universitaires admettent avoir commis un viol ou une tentative de viol» (Zaccour, 2019).

Envie d’en savoir plus sur les violences à caractère sexuel et les façons de les contrer? Consulte cette page!

À propos de l’auteure

Josiane Turcotte

Josiane Turcotte

Intervenante psychosociale

Josiane Turcotte est intervenante psychosociale au Service aux étudiants et aux étudiantes du cégep de Saint-Laurent. Elle s’intéresse aux enjeux féministes et queer et travaille à prévenir et combattre les violences à caractère sexuel. Elle s’efforce à lutter contre le sexisme et autres égalités, une joke de mononcle à la fois. 😉